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:: Aubrey Beardsley ::

 
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Coppélia
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MessagePosté le: Ven 28 Nov - 22:30 (2008)    Sujet du message: Aubrey Beardsley Répondre en citant

 

Un Dandy de l'ère Victorienne, auto-didacte et trop souvent associé au mouvement Art Nouveau, alors que son oeuvre est foncièrement originale et traversée de références à l'Art Japonais ou Rococco. Cependant, son influence sur l'Art déco est indéniable.

Très rapide biographie :


Auto-portrait


Né le 31 août 1872 à Brighton, Aubrey est un enfant fragile. A l'âge de 9 ans seulement, la tuberculose qui aura raison de lui se manifeste. Elevé dans la pauvreté, (le père a dilapidé la fortune familale, sa mère subsiste en donnant des leçons de piano), Aubrey, âme artistique attirée par les Arts (théatre et dessin notamment), se voit obligé de gagner sa vie rapidement pour subsister, et est contraint de s'engager dans une compagnie d'assurance, un véritable chemin de croix pour cet artiste.
C'est à cette époque qu'il rencontre le peintre Pré-Raphaëlite, Burne Jones, qui, en voyant ses crayonnés, lui conseille vivement de s'inscrire aux cours du soir de la Westminter School of Art.

 


A 20 ans, Beardsley a trouvé son style : des dessins étranges en noir et blanc, aux formes rondes et déliées, grotesque et érotique, qui semble sortir directement d'un cerveau en ébullition, en proie à Eros et Thanatos, traversé par la beauté et le laid sublime - car la beauté du laid est bien plus sublime que le Beau, vous en conviendrez.
Invité à illustrer La mort d'Arthur de Sir Thomas Mallory, Beardsley est très heureux de se rendre compte que son travail est fort apprécié. Tellement apprecié qu'on lui consacre un petit article dans le magazine The Studio, et qu'un jour, Oscar Wilde, impressioné par ses dessins, lui rend visite avec une demande ; qu'il illustre Salomé :

 

Beardsley est installé dans le monde de l'Art, et bien installé, on peut même parler de fulgurance : il devient rédacteur en chef du magazine The Yellow Book. Mais Beardsley est un être libre, ennuyé par le carcan victorien. Son Art est unique, il l'est aussi : le magazine, après quelques numéros, est attaqué pour indécence.
Pire : la soudaine condamnation d'Oscar Wilde pour homosexualité (et sodomie, comme l'on se plait à noter à l'époque) se repercute sur lui, et on le démet de ses fonctions de rédacteur en chef. Peu importe, il continue de travailler malgré (ou à cause ?) de la maladie, écrivant (Vénus et Tannhauser, ressorti très recemment chez nous). Puis, sous le conseil de ses médecins, il part dans le sud de la France, pour améliorer son état de santé qui se dégrade. Là, certainement plongé dans une atmosphère morbide, il se convertit au catholicisme et meurt prématurément à 25 ans, au mois de mars 1898.

 

A l'époque Victorienne, le travail de Beardsley est consideré comme "décadent". La femme, sous sa plume, est toujours perverse, érotique et dangereuse (telle que dessinée dans le Salomé de Wilde). Les hommes ont l'air doux, comme écrasé par la puissance muthologique de la femme. Au pire, ils sont ridicules. Son ami Symons disait de son oeuvre qu'il appartenait à un art intensément spirituel, dans lequel le démon se purifiait par sa propre intensité et par la beauté qui le transfigurait.

Décadent oui, mais je lui prefère le mot fascinant. Voire Phantasmagorique.
Le dessin de Beradsley est à mes yeux la clef de son être, et son ambiguité : la cruauté est mélée à la grâce, le grotesque à l'enfance, un univers raffiné versant dans l'érotisme cru, traversé de grandes Ombres Morbides, un Théatre un peu fou dans ce qu'il a de plus primaire, plein d'étrange inquietude. L'humour y est présent, la caricature également, dans ce trait bidimenssionel intemporel. Un travail d'ambiguité, paradoxal, et qui me touche considérablement.

 

 



 


Illustration pour Le chat noir d'Edgar Allan Poe.


La série des Pierrot Of The Minute....

 




 
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MessagePosté le: Ven 28 Nov - 22:30 (2008)    Sujet du message: Publicité

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